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Base de données AMS

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Une base de données de l'AMS

réalisée avec le concours d'Aramise

 

La générosité de malades, de leurs familles, de leurs amis, va permettre de mener à bien l’exploitation d’une base de données de l’AMS.

    Courant 2019, le Dr Alexandra Foubert-Samier, neurologue au Centre de référence de l’AMS à Bordeaux et médecin épidémiologiste, sollicitait notre association.
Elle nous faisait savoir qu’il allait manquer 30 000€ au Centre de référence pour mener à bien l’exploitation d’une base de données française de l’AMS.

    Le Conseil d’administration d’Aramise avait alors décidé :
- d’engager d’emblée dans ce travail 15 000€ provenant des dons qu’elle reçoit pour le financement de la recherche,
- de solliciter les adhérents d’Aramise, leurs parents et amis, pour compléter cette somme le mieux possible, via la collecte DON’AMS.

    En quelques semaines, grâce à la solidarité et à la générosité de ceux qui nous accompagnent, les 15 000€ manquants étaient réunis. Début octobre 2019, le Centre de référence était assuré de pouvoir aller au bout de sa démarche, au bénéfice des malades.

 

Une base de données, pour quoi faire ?

Depuis sa création en 2007, le Centre de référence de l’AMS a recueilli des informations cliniques, biologiques, d’imagerie médicale auprès des quelque 500 patients qui ont été accueillis à Bordeaux et Toulouse. Il en résulte une précieuse collection de données sur l’AMS qui a peu d’équivalent dans le monde.

Neurologue du Centre de référence AMS à Bordeaux, Le Dr Foubert-Samier est aussi épidémiologiste. C’est-à-dire qu’elle est formée aux méthodes d’études des données recueillies auprès de malades. Ces études visent à caractériser une pathologie, à en repérer les différents symptômes isolés ou associés et leur gravité, leur évolution dans le temps, leur fréquence selon l’âge de début de la maladie, le sexe du malade etc… Ces études sont encore plus nécessaires s’agissant d’une maladie rare et encore mal connue comme l’AMS, dont la diversité des formes interroge les médecins comme les patients.

Les informations recueillies par le centre de référence de l’AMS sont de plusieurs ordres :

les comptes-rendus d'examens cliniques réalisés par les neurologues lors des visites des patients,
les questionnaires remplis par les patients sur les conditions concrètes de leur vie quotidienne et leurs évolutions, concernant notamment les troubles dysautonomiques[1] . Ces données recueillies annuellement auprès des personnes suivies au centre de référence sont relevées dans un cadre défini et partagé au niveau international par les spécialistes de l’AMS : l’échelle UMSARS (Unified Multiple System Atrophy Rating Scales), qui traduit en chiffres des évaluations de l’état des malades et permet de suivre des évolutions.
● les données d’imagerie médicale et les données issues de biomarqueurs : 100 IRM et 70 dosages de liquide céphalo-rachidien seront ainsi intégrés.

Le Centre de référence de l’AMS a engagé l’exploitation de ces données collectées à Bordeaux et Toulouse et créé une « cohorte », terme technique qui désigne un groupe de personnes suivies dans le temps, cohorte française de personnes souffrant d’AMS, dont l’analyse des données doit permettre de :
- mieux appréhender l’évolution de la maladie,
- mieux construire les essais thérapeutiques,
- mieux appréhender des problématiques complexes et plurifactorielles comme la qualité de vie.

Améliorer la connaissance de l’AMS

Bien des questions se posent, aux malades comme aux neurologues, sur la maladie, ses symptômes, leur évolution, les conditions et la vitesse de son aggravation etc….. Seule une étude méthodique de données recueillies dans la durée sur un nombre conséquent de patients (une "cohorte") peut permettre de progresser.

Or, pour le moment, deux « cohortes » seulement ont été étudiées :
-- une cohorte de 171 patients de différents pays européens suivis pendant 2 ans par différentes équipes en Europe  a permis en 2013 de mettre en évidence un certain nombre d’évolutions-types,
- une cohorte américaine de quelque 200 patients sur laquelle l’étude a été publiée en 2015.

Pour le Dr Foubert-Samier, la cohorte française, forte des données recueillies sur 10 ans et concernant 500 malades, est plus solide, non seulement parce qu’elle comporte un nombre important de patients, mais aussi parce que la durée de suivi des personnes, de 4 ans en moyenne, peut aller jusqu’à 10 ans, ce qui est essentiel dans la recherche des conditions et des facteurs d’évolution de la maladie.
Grâce à un financement régional qui a permis de recruter en 2018 un jeune statisticien, un travail de mise en forme de ces données françaises a été entrepris.

Les premières analyses de ces données ont permis d’engager la recherche de différences dans les profils d’évolution.

« Depuis la création du Centre de référence de l’AMS, » constate le Dr Foubert-CRMR_A-Foubert-Samier.jpgSamier, « nous échangeons souvent au sein de l’équipe sur les rythmes d’évolution de nos patients. Il y a bien sûr les moyennes d’évolution citées dans les articles sur la maladie, mais nous voyons bien que certains évoluent plus vite, d’autres plus lentement, sans qu’on puisse savoir ce qui fait la différence.

Grâce à cette base de données, nous avons commencé à rechercher, via des modèles statistiques assez sophistiqués, des profils évolutifs différents que nous avons pu répartir en 4 groupes :
○ un groupe qui évolue très vite,
○ deux groupes plus intermédiaires dans l’évolution,
○ un quatrième groupe qui semble évoluer beaucoup plus lentement, avec des suivis, par rapport aux premiers symptômes, qui vont jusqu’à 15 ou 20 ans, ce qui ne correspond pas aux chiffres moyens affichés pour ce type de pathologie.
Nous devons maintenant rechercher très finement ce qui différencie ces groupes. L’intégration, dans la base, de données d’imagerie médicale et, maintenant, de celles provenant de biomarqueurs, nous y aidera ».

Un article scientifique sera publié cette année sur les premiers résultats, déjà présentés en octobre 2018 au congrès de l’International Parkinson and Movement Disorder Society à Hong-Kong.
Ils font apparaître, par exemple, qu’il n’y a pas d’effet sur l’évolution de la maladie
- de l’âge auquel elle se déclare,
- de sa forme, cérébelleuse ou parkinsonienne.

En revanche, des différences se manifestent :
- selon l’importance respective de certains troubles : la prééminence au début de la maladie des chutes de tension artérielle ou des troubles vésico-sphinctériens par rapport aux troubles moteurs plus tardifs est corrélée avec une évolution plus rapide de la maladie
- selon le sexe, comme c’est le cas aussi dans d’autres maladies neurologiques évolutives. Les femmes vivent plus longtemps que les hommes dans cette pathologie. Au regard d’une observation des facteurs d’évolution des malades, il apparaît que les femmes ont un niveau d’acceptation d’un handicap sévère plus élevé que les hommes, ce qui pourrait expliquer une résistance plus longue à la maladie.

 

● Un travail qui intéresse et attire les laboratoires pour des essais cliniques

A l’issue de cette première présentation en congrès, des firmes industrielles ont manifesté leur intérêt car les données évolutives sur l’AMS mises en forme par l’équipe du  Centre de référence peuvent permettre de mieux « designer » les études industrielles.
« Nous sommes en discussion avec des industriels très intéressés par notre base de données et nos résultats, pour les aider à construire leurs essais thérapeutiques » explique le Dr Foubert-Samier « ils ont des molécules, mais comme les données précédemment publiées portent sur des suivis courts ou des cohortes peu nombreuses, ils aimeraient disposer de données plus robustes afin de mieux préparer les essais thérapeutiques et obtenir des résultats plus fiables quant à l’efficacité des molécules. ».

Le Centre de référence, en discussion avec plusieurs laboratoires, espère pouvoir signer avec eux des conventions d’accès à cette base de données. « Elle a une finalité immédiate dans la construction d’essais » dit encore le Dr Foubert-Samier, « nous sommes identifiés comme ayant un important suivi de patients. Nous sommes notamment approchés par des laboratoires qui développent des molécules anti-alphasynucléines. » 

 

[1] Hypotension orthostatique, troubles du rythme cardiaque, des systèmes urinaires e digestifs, de la déglutition, de l’érection, du sommeil voir : cette page

 

 

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Rédaction : Catherine Mallevaës-Kergoat, Mise en page : Jacques Vairon.