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Au commencement de la recherche : les inclusions oligodendriales

La recherche sur l’AMS progresse. Jamais aussi vite, bien sûr, que le souhaitent légitimement ceux qui en souffrent et qui attendent la thérapie capable de bloquer la progression de la maladie.
Sur une matière extrêmement complexe, au cœur de la cellule, les chercheurs travaillent. Trop peu nombreux, sans doute, sur cette maladie rare qui concerne un nombre de malades pas assez élevé pour que l’industrie pharmaceutique se passionne…
Mais, depuis 30 ans, la connaissance avance. Celle de l’AMS bénéficie des approches des pathologies regroupées désormais sous le nom de « synucléinopathies ». Elle progresse aussi sur les spécificités de l’AMS.
Le 6ième congrès international sur l’AMS a réuni en mars 2018  à New-York XXXXXXX spécialistes mondiaux de la maladie, parmi lesquels les chercheurs et neurologues français du Centre de Référence de l’AMS et leurs collègues et partenaires européens avec lesquels ils font progresser les recherches fondamentales et appliquées

Une connaissance récente

L’AMS a été identifiée comme une pathologie spécifique en 1969. Mais c’est seulement 20 ans plus tard, en 1989, que deux chercheurs britanniques, Papp et Lantos, rendent publique la découverte qui va ouvrir des perspectives à la compréhension de la maladie : les inclusions oligodendrogliales.

Ils ont trouvé, à l’autopsie, dans le cerveau de personnes atteintes d’AMS, une anomalie à l’intérieur d’un type de cellule qui n’est pas un neurone.oligodendrocyte.png
Cette cellule, l’oligodendrocyte, a un rôle de soutien. Elle entoure le neurone et produit notamment la gaine de myéline qui joue un rôle d’isolant. Or, dans les cerveaux étudiés, ces oligodendrocytes contenaient des inclusions anormales, constituées de protéines alphasynucléines.

Indispensables au fonctionnement normal du cerveau, chez les personnes malades, ces alphasynucléines sont bizarrement repliées, beaucoup trop nombreuses, et accumulées en agrégats : les « inclusions cytoplasmiques oligodendriales » ou IGC, comme Inclusions Gliales Cytoplasmiques, nocives pour les cellules nerveuses, qu’elles finissent par détruire.
● Pourquoi, comment une protéine, utile au fonctionnement du cerveau, se met-elle à prendre des formes bizarres, à proliférer, à s’agglutiner et à détruire les neurones ?
● Comment empêcher les évolutions anormales de cette protéine α-synucléine ?
● Des marqueurs biologiques permettront-ils de repérer, dans le sang ou dans le liquide céphalo-rachidien, la présence de cette protéine déréglée, et cela, le plus tôt possible dans l’avancée de la maladie ?.

Ce sont les pistes sur lesquelles avancent aujourd’hui les chercheurs.


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