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ARTEMIS, le projet de recherche préclinique
soutenu, grâce à vous, par ARAMISE

Même si elle ne dispose que de moyens limités, l’association ARAMISE entend participer au développement de la recherche sur l’AMS.

Elle a lancé fin 2017 un appel à projet visant à accompagner pendant un chercheur qui travaillerait, ou bien sur la compréhension des mécanismes de la maladie, ou bien sur une validation préclinique d’une stratégie thérapeutique.

Le projet retenu pour les années 2018 et 2019 par le Conseil d’administration d’ARAMISE a pour nom ARTEMIS.

Une coopération européenne contre l’alpha-synucléine

Les 5 partenaires, autrichiens, allemands et français, du consortium ARTEMIS ont testé quatre molécules. Chacune cible l’alpha-synucléine via des mécanismes différents.

La première stratégie testée à Bordeaux visait à augmenter la dégradation de l’alpha-synucléine en renforçant l’un des mécanismes naturels d’élimination des protéines : l’autophagie. La rapamycine est une molécule qui a cette capacité de booster l’autophagie. Les souris AMS qui l’ont reçue pendant 12 semaines dans leur nourriture ont présenté une diminution de la densité d’inclusions oligodendrogliales dans la substance noire. Cependant, la protection des neurones s’est avérée partielle, sans retour à une fonction normale des neurones produisant de la dopamine par rapport un groupe de souris témoin.

Deux autres molécules, belnacasan et anle138b, dont la dernière a été développée par un partenaire du consortium, ont individuellement permis de diminuer l’accumulation de l’alpha-synucléine et de préserver les neurones. Il est fort probable qu’une combinaison des deux molécules soit encore plus efficace.

ARTEMIS, c’est le nom du consortium soutenu depuis 2014 par l’Union européenne via l’Agence nationale de la recherche pour l’équipe française et depuis cette année, et pour deux ans, par l’association ARAMISE.
Il regroupe dans la lutte contre l’αSyn 5 partenaires autrichiens, allemands et français coordonnés par le Pr Wassilios Meissner, responsable du site bordelais du Centre de référence de l’AMS.

C’est cette hypothèse qui sera testée dans le cadre de la recherche ARTEMIS, sur des souris d’abord, dans la perspective d’un futur essai clinique
Belnacasan, mise au point par un laboratoire américain, a la capacité d’empêcher la troncation de l’alpha-synucléine, cette coupure à un certain endroit qui favorise son agrégation. Belnacasan, est un inhibiteur de l’enzyme « caspase-1 » qui coupe ainsi l’alpha-synucléine et la rend plus dangereuse. Testé sur des souris AMS, belnacasan a montré sa capacité à protéger les neurones et à diminuer les troubles moteurs. Développée en Allemagne, à Munich et à Göttingen, la deuxième molécule qui sera associée à belnacasan dans le projet ARTEMIS, est l’anle138b. Présentés au congrès de New-York, les résultats des tests sur des souris AMS soulignent la capacité d’anle138b, incorporé à leur nourriture, à réduire les agrégats d’alpha-synucléines, à restaurer les fonctions motrices et à préserver les neurones dopaminergiques.

Enfin, stratégie et molécules prometteuses, AFFITOPE PD01A et PD03A, des vaccins produits par AFFiRiS, une PME autrichienne spécialisée dans les stratégies d’immunothérapie notamment pour les maladies neurodégénératives, ont été testées chez des personnes atteintes d’AMS précoce. Les résultats de cette étude clinique menée sur un groupe d’une trentaine de malades ont été présentés début mars 2018 au congrès de New-York de l’AMS par le Pr Meissner. Ils ont montré l’innocuité des vaccins, ce qui était le but de cet essai clinique de phase 1, mais aussi une « réponse immunitaire claire pour le PD01A contre le peptide lui-même et la protéine alpha-synucléine ». Les études devront se poursuivre pour évaluer l’intensité et la durée de la réponse immunitaire

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Illustration des effets des quatre stratégies complémentaires évaluées individuellement par le consortium ARTEMIS dans des modèles précliniques de l’AMS.

1) Stimulation de la dégradation intracellulaire de l’alpha-synucléine par rapamycine.
2) Réduction d’une conformation anormale de l’alpha-synucléine par belnacasan.
3) Réduction de l’agrégation anormale par anle138b.
4) Réduction de l'agrégation et de la propagation de l’alpha-synucléine via l'immunothérapie à base de vaccins en utilisant AFFITOPE

Grâce à vos dons

L’association ARAMISE apportera, sur 2 ans, 40 000€ au projet ARTEMIS.
Cette somme contribuera au financement du salaire d’un jeune chercheur, post-doctorant, en CDD pendant 10 mois à temps plein.

D’où vient l’argent ?
La somme qu’ARAMISE a pu proposer quand elle a lancé son appel à projet ne provient pas des cotisations de ses adhérents : celles-ci s’élevaient, en 2017, à 1795€.
Les fonds consacrés à la recherche ont pour origine les dons apportés par les adhérents ainsi que, il faut bien le dire, par les familles et les amis de malades qui nous ont quittés.
C’est dire que cet argent est précieux et que nous faisons en sorte de l’utiliser au mieux.

Reconstituer notre fonds pour la recherche
Nous fondons de grands espoirs sur le projet ARTEMIS dont nous espérons qu’il accèdera au stade des essais cliniques. Nous vous rendrons compte fidèlement de ses avancées au fil des étapes.
Les engagements que nous avons pris pour son financement ont largement entamé nos ressources que nous espérons voir se reconstituer afin que l’association puisse, à nouveau, apporter sa contribution à la recherche de réponses thérapeutiques efficaces à l’AMS.

Glossaire

Alpha-synucléine

Dopamine

La dopamine est l'une des nombreuses substances chimiques qui servent de neurotransmetteurs dans le cerveau. La noradrénaline, l'adrénaline, la sérotonine et l'acétylcholine sont d'autres neurotransmetteurs. On a pu établir une relation entre le déficit en un neurotransmetteur spécifique et des troubles nerveux comme la maladie de Parkinson. La L-dopa (levodopa), prescrite dans le traitement de la maladie de Parkinson, est un précurseur direct de la dopamine qui passe la barrière hémato-encéphalique et peut être transformée en dopamine dans le cerveau.

80% des neurones G_Synapse.JPGdopaminergiques contenus dans le cerveau sont situés dans la substance noire.

Synthétisée dans les terminaisons pré-synaptiques des neurones dopaminergiques, la dopamine est chargée dans des vésicules synaptiques qui la libèrent dans la fente synaptique à l’arrivée d’un potentiel d’action.

La dopamine libérée dans la fente est en partie captée par des récepteurs se trouvant sur la cellule postsynaptique et transmet ainsi le signal neuronal. Environ 80 % de la dopamine libérée est recaptée par les neurones dopaminergiques présynaptiques par des transporteurs sélectifs DAT (dopamine active transporter), qui contrôlent ainsi de façon précise la concentration dopaminergique, à la fois dans le temps et dans l’espace.

Voir aussi :
- voies dopaminergiques
- neurotransmetteur
- synapse


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Remerciements à Reynald qui, après avoir assuré pendant plusieurs années la maintenance du 1ier site d’ARAMISE, nous a aidés à mettre en ligne sa version rénovée.